PROLOGUE. i6i
A Byrrha.
Qu'au vrai coupable seul tout le crime appartienne. Montre à César la main qui fit agir la tienne.
BYRRHA.
C'est Cassius ! lui seul a dirigé mes coups.
CÉSAR
Cassius ?
Oui.
BYRRHA.
CYTHERIS.
César... eh bien! qu'en dites -vous.''
CÉSAR
J'eus des torts envers lui, je l'avouerai sans peine : Il réclamait l'honneur de la préture urbaine, Et moi je l'ai donnée à Brutus aujourd'hui. Brutus la méritait peut-être moins que lui. —
Attends, Byrrha.
II prend ses tablettes et écrit. Lisant.
(( Malgré toute candidature, « Je donne à Cassius la seconde préture, « Celle des étrangers, qui, j'espère, lui plaît « Non moins que la préture urbaine, qu'il voulait. »
Donnant à Byrrha ses tablettes.
Va, porte à Cassius...
BYRRHA.
Mais moi?
CÉSAR
Je te fais grâce!
Au palais de César que Byrrha prenne place. César aime les cœurs reconnaissants.
BYRRHA.
César, Écoute ! si jamais il te faut par hasard Un homme de courage, au dévouement insigne, Et pour toi toujours prêt à mourir, fais un signe ; Et du roc Tarpéien ton esclave Byrrha Sur des piques de fer se précipitera !
Il sort.