‹ ThéâtreChapitre 122 sur 201 · ACTE II. i8i · texte numérisé non relu

ACTE II. i8i

GONERILLE.

Il menace toujours. — Cent chevaliers! — Pourquoi? — j Armés de pied en cap! — Il serait sage à moi De permettre qu'il eût sa bande toute prête, Pour qu'au premier caprice enfanté dans sa tête, Au plus léger sujet de plainte. . ou de souci, Il pût, la force en main, nous tenir à merci!... Mais j'y mettrai bon ordre !

Appelant.

Oswald ?

ALBANY

En conscience, Vous poussez loin la crainte !

GONERILLE.

Et vous la confiance!...

Oswald paraît.

GONERILLE, continuant.

On ne gouverne pas ainsi. — Moins de bonté!... Et laissez-moi pourvoir à notre sûreté.

ALBANY

Je vous aime, et vous plains !

II s'éloigne lentement,

GONERILLE, à part.

Et moi, je te méprise, Homme faible!

A Oswald.

Pars vite, Oswald! — Tu m'as comprise?

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