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ACTE IV

Que leur ingratitude a faite à sa raison! De l'auguste vieillard hâtez la guérison!... Et moi. si votre main, sur qui je me repose, Veut combattre pour nous dans cette juste cause, Je vengerai mon père, et nos yeux le verront Bientôt, le sceptre en main et la couronne au front!

Avec enthousiasme.

J'ai supplié la France !... Au cri de ma prière. Au cri de mes douleurs, cette France guerrière S'est levée, — et déjà ses vaisseaux triomphants Jusqu'à Douvre ont conduit ses belliqueux enfants ! Mais si ta forte main, frémissante, indignée, O France, de ton glaive a saisi la poignée ; Si ta bannière illustre et tes fiers étendards Flottent sur la falaise, aux créneaux des remparts, Ce n'est pas, tu le sais, ô France magnanime. L'ambition, l'orgueil, qui tous deux nous anime!... Je viens, les yeux en pleurs, revendiquer les droits Du plus infortuné des pères et des rois!... Des vieillards!...

Sanglotant.

Père, aimé de l'amour le plus tendre, J'ai besoin de te voir, j'ai besoin de t'entendre !... Viens ! oh! viens! — Quand pourrai-je entre mes bras tremblants Te serrer, — de mes pleurs mouiller tes cheveux blancs? Ton pauvre cœur, on l'a brisé, brisé!... Moi-même Je ne t'ai jamais dit assez combien je t'aime! — Je voudrais te le dire encore!. . et cette fois, Je le sens, mon amour saura prendre une voix!...

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