SCÈNE IIL Les MÈimes, OSWALD
OSWALD, aux gardes de l'escorte qu'on ne voit pas encore.
Bonne garde, soldats! — Vous me répondez d'eux. — Vous saurez tout à l'heure où je dois les conduire.
S'approchant de Cornouaillcs.
Monseigneur, vous savez... Je n'ai rien à vous dire. Voici vos prisonniers. — Qu'en faut-il faire?
CORNOUAILLES
Attends.
A Gonerille.
Qu'ils ne puissent te voir. Rentre quelques instants,
Gonerille.
Quelle est ta pensée?
CORNOUAILLES
Et lar tienne?
GONERILLE.
Ne précipitons rien. Il suffit qu'on les tienne. — Mais d'abord, un Conseil de guerre, un tribunal, Pour ne pas être seuls responsables...
CORNOUAILLES
Le mal
Qu'ils nous ont fait... est grand! Ils pourraient nous en faii Encor... N'attendons pas. Malheur à qui diffère!
GONERILLE.
Qu'Us vivent, — enfermés dans quelque château fort.
CORNOUAILLES
Il n'est qu'une prison d'où jamais l'on ne sort, Gonerille!... Soyons fermes, — point de faiblesse!
GONERILLE.
C'est toi le souverain. Décide. —
Montrant Oswald.
Je vous laisse.
Elle fait un pas vers la tente.
CORNOUAILLES
Adieu.
Montrant Oswald.
Compte sur nous. Il faut les empêcher