ACTE IV. (jS
LÉNOX.
Femme, enfants, tout chez toi !
Tout ce qu'ils ont trouvé !
MACDUFF, d'une voix déchirante. »
Je n'étais pas là^ moi! — Et ma femme?...
LÉNOX.
J'ai dit.
MALCOLM
Donnons pour allégeance, Pour remède à nos maux, une grande vengeance! MACDUFF, secouant la tête et montrant Malcolm, — avec un sanglot. Il n'a pas d'enfants !
A Lénox.
Quoi! tous les miens, dites-vous?. .
Avez-vous dit : tous ? — Oh ! — vautour infernal ! . . . Tous ! Quoi! mes pauvres petits, tous ensemble, et leur mère... Enlevés d'un seul coup !
MALCOLM, lui prenant la main.
C'est une épreuve amère!
Sois homme.
MACDUFF
Oui ; mais je dois sentir en homme aussi I Ij "On ne peut oublier ce qu'on aimait ainsi!... i Le Ciel a vu cela sans prendre leur défense ! 'é g Macduff! et c'est toi qui frappes leur enfance... Oui, c'est pour tes péchés, c'est pour toi, malheureux,
(jG MACBETH.
Que le Meurtre sanglant vient de fondre sur eux!
Tombant à genoux.
Paix à leur âme au ciel!
MALCOLM
Que ce massacre infâme Soit la pierre où ton glaive aiguisera sa lame Et que ton désespoir, en colère tournant, Loin d'abattre ton cœur, le tienne bouillonnant!
MACDUFF
Mes yeux pourraient pleurer comme des yeux de femme, Et ma bouche vomir des menaces de flamme!
Se relevantj l'épceà la main.
Mais, ô Dieu de bonté, mets-nous front contre front, Ge démon de l'Ecosse et moi!... Surtout, sois prompt! Fais qu'il se trouve au bout de mon épéél... Oh! donne! Et s'il m'échappe... alors que le Ciel lui pardonne!