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ACTE DEUXIÈME

JONQUIÈRES, avec un léger accent du Midi.

Je vous croyais seule, belle dame, et j'avais des remords.

IIORTENSE.

J'étais en bonne compagnie, comme vous voyez. — M. Léopold Roblot, un de nos meilleurs amis.

JONQUIÈRES, saluant.

Je crois avoir déjà vu monsieur quelque part.

ROBLOT, debout.

A la Bourse, monsieur... Je suis un modeste caporal dans l'armée où vous êtes maréchal de France.

Maréchal... pas encore!

HORTENSE

Vous le serez... et Roblot aussi! Il a son bâton dans sa giberne ; vous l'aiderez à l'en extraire... si vous m'aimez.

JONQUIÈRES

Voilà un mot, monsieur, qui me met à votre discrétion.

ROBLOT

Je serai en effet très-discret. Toute mon ambition est d'apprendre mon métier à votre école.

JONQUIÈRES, s'asseyant en face d Hortense.

Venez me voir demain. Savez-vous, madame, que votre

maison est un simple coupe-gorge? Je perds déjà dix mille lianes pour ma part; aussi j'éprouve le besoin de souffler un peu.

IIORTENSE.

Qui est-ce qui gagne?

JONQUIERES.

Vous le demandez? Ismaïl-Bey, parbleu! Il fait rafle! Ce diable de Turc a une chance de...

ROBLOT, ùla cheminée.

De polygame.

JONQUIÈRES

Je n osais pas le dire.

IIORTENSE.

Que fait mon mari?

JONQUIÈRES

Oh! lui, il n'a aucun droit à gagner; aussi perd-il tout ce qu'il veut.

IIORTENSE, â part.

Il ne manquait plus que celai

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