‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 162 sur 210 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

JEAN, ROBLOT, BLANCHE, par la droite JEAN, allant au-devant de Blanche.

Ah! mademoiselle...

BLANCHE , s'asseyant près de la table.

Vous vous attendiez à ma visite, monsieur le vicomte,

JEAN

Je la souhaitais mademoiselle.

BLANCHE

Après votre envoi d'hier soir, vous n'en doutiez pas, avouezle; vous m'avez fait de la peine, monsieur.

ROBLOT, a part, au fond.

Le grand jeu?

JEAN

Je serais désolé, mademoiselle...

BLANCHE

Vous avez été maladroit et mal inspiré! J'en aurais pleuré.

ROBLOT, s'avançant.

Si tu avais des larmes.

BLANCHE

Tiens, Caniche! Vous connaissez Caniche?

JEAN

Je suis son meilleur aveugle.

BLANCHE , riant.

Très-joli! Je ris et je n'en ai pas envie. Dis-moi des bêtises, Léopold ; j'ai le cœur gros.

ROBLOT

Bail! ça te fait cet effet là... C'est comme un grain de sable qu'on a dans l'œil.

BLANCHE

Non, j'ai du chagrin... C'est bête comme tout! J'étais partie pour un roman; c'est la première fois que ça m'arrive... patatra! un bijou! Je n'en veux pas, de vos pierres! Je vous les rapporte. (Eue jette récrin sur la table.) Si c'est pour m'acheter, elles sont trop petites.

ROBLOT, à part.

Une vraie toquade!... A-t-il une veine!...

JEAN, ouvrant Técrin.

Vous n'avez donc pas regardé sous le peigne?

BLANCHE

Ma foi, non... j'étais outrée!... Qu'est-ce qu'il y a? (Jean

retire de l'écrin un papier plié en quatre et le lui donne.) La facture '■

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