‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 163 sur 210 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

(Elle pose son ombrelle sur le canapé pour ouvrir le papier.) Des Vers ! oh !

mes enfants, des vers !

ROBLOT, à part.

Qu'il est jeune, mon Dieu!

BLANCHE, lisant, sur le canapé.

Dans vos cheveux plus blonds que la moisson dorée Et plus ondoyants qu'elle au souffle des zéphirs

Laissez-moi, ma Blanche adorée, En guise de bluets semer quelques saphirs...

Oh! que c'est joli! que je suis contente! Des vers! on ne m'en avait jamais fait!

JEAN

Ils n'ont plus de sens si vous ne gardez pas le peigne.

BLANCHE

Je le garde maintenant! je le garde! et je vous jure que je ne le mettrai jamais dans ma vente. ,

JEAN, assis près du canapé.

Quelle étrange créature vous êtes !

BLANCHE

Je vous plais ainsi?

JEAN

A la folie!

BLANCHE

J'aime vos yeux, mon cher Jean... Est-ce que vous n'avez pas d'autre nom?

si JEAN DE T HOMME R AV.

Pas d'autre.

1) L ANCHE

Olui-là me gênera bien. (A Roblot qui prend son chapeau.) Tu

l'e i vas, Roblot?

ROBLOT

Dame! Je m'ennuie, moi.

BLANCHE

Attends un peu, tu me mettras en voiture.

JEAN

Vous pensez déjà à me quitter?

BLANCHE

Je reviendrai, mon cher petit saint Jean.

ROBLOT, 5 part.

Petit saint Jean... déjà! Comme elle y va!

BLANCHE

Voulez-vous me donner à dîner?

JEAN

Je crois bien !

BLANCHE

Nous achèverons la soirée au spectacle. Je viendrai vous prendre à sept heures.

JUSTIN

Madame la comtesse de Thommeray.

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