‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 168 sur 210 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

JEAN, seul, assis près de la table ; puis JUSTIN. JEAN.

Pauvre chère mère! Elle ne saura jamais quelle soirée je IuL sacrifie... Mais sa joie vaut, bien ce sacrifice... Et puis ce voyage est une heureuse inspiration : il aura des résultats qu'ils ne prévoient guère là-bas! Ils espèrent me retenir dans leurs eaux dormantes : c'est moi qui les remettrai dans le courant. — Et, qui sait? je trouverai peut-être moyen d'arranger un mariage entre Marie et l'un de mes frères... N'a-t-elle pas pour eux la même affection que pour moi? Elle doit épouser l'aîné... Je suis prêt à céder tous mes droits d'aînesse, (s'approchaut du bureau.) Écrivons à Hortense pour lui annoncer mon départ. — Et Blanche! Il faut la décommander pour ce soir. Gomment prendra-t-elle la chose? Fort mal, sans aucun doute. C'est une rupture... tant mieux! J'aurais eu des remords. Hortense ne mérite pas cela. Ces fous avaient raison : ma demi-infidélité rend mon amour pour elle plus respectueux. — Expédions Blanche (Écrivant.). « Mademoiselle, à mon grand regret... »

JUSTIN, parla droite, mystérieusement.

Une dame voilée demande si monsieur le vicomte est seul.

JEAN, tout en écrivant.

Une dame voilée?... Attendez un moment. — Ah! Justin, vous préparerez ma malle. Je pars dans deux heures. Je serai absent huit jours.

Bien, monsieur le vicomte.

j !■: A N , lui donnant In lettre.

Faites entrer et portez cette lettre sur-le-champ. ( Justin port.) 1:uq dame voilée! que diable cela peut-il être?

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