‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 171 sur 210 · ACTE TROISIEME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIEME

HORTENSE

Oui... par des circonstances qui ne vous importent guère... Viendrez-vous m'y retrouver ?

JEAN

Sans aucun doute.

Mais viendrez-vous bientôt?

JEAN

Le plus tôt possible.

HORTENSE

Demain?

JEAN souriant.

Pourquoi pas par le même train que vous, et dans le môme compartiment?

HORTENSE

0 mon Dieu, qu'y aurait-il de surprenant dans notre rencontre? Tout le monde ne va-t-il pas à Trouville? Mais je ne vous en demande pas tant. Vous prendrez le train de quatre heures.

JEAN

Il n'y a qu'une petite difficulté : c'est que je pars moi-même ce soir pour la Bretagne.

HORTENSE

Pour la Bretagne?

JEAN

Oui, ma mère sort d'ici...

JEAN DE THOMMKRAY.

Il 011 TE NBE .

Votre mère est à Pans?

Avec mon père.

HORTE NSE .

J'aurais été heureuse de les voir.

1 1: an.

Ils sont arrivés hier et retournent ce soir. Je les accompagne. Une absence de huit jours, pas plus. J'allais vous écrire.

HORTE NSE .

Ils viennent vous chercher. En effet! l'époque fixée pour votre mariage est arrivée. — Je vous défends de partir!

JEAN

Là, là, mauvaise tête! Ne vous révoltez pas contre la plu? grande preuve d'amour que je puisse vous donner. J'ai trouvé pour me dégager de ce mariage une combinaison qui satisfait k tout, mais qui demande un peu de diplomatie pour être agréée. Elle consiste à substituer mon frère François à tous mes droits de primogéniture, et par suite à la main de mademoiselle de Kéror.

HORTENSE

Oli! vous êtes bon, Thomé! Je suis une folle et une ingrate!

JEAN

Douterez-vous encore de moi?

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