I. AlUtli, !i lui-même
Hélas I non.
RENÉE
Marquis, c'est autre chose!... Qui donc le fut ou le sera jamais, si vous ne l'êtes pas?... marquis de Penarvan, mon coudn !
PAUL, un peu étourdi. Marquis I
L'ABBÉ, venant à lui.
Marquis!... voici les parchemins, avec les sceaux.
RENÉE
Après la mort de mes frères, vous étiez l'héritier présomptif du litre ; depuis la mort de mon père, vous êtes le chef de notre maison. Et ce n'est pas uniquement le soin de notre gloire qui m'a conduite ici : la conscience de ce que je vous dois aurait suffi pour me pousser vers vous. Non, je ne suis pas accourue seulement pour défendre notre honneur menacé, je suis venue aussi pour reconnaître et saluer votre autorité. (Elle va à lui, et lui présente les parchemins qu'elle a pris des mains de l'abbé.)
PAUL, d'un ton très -radouci.
Je... je ne m'en défends pas, ma cousine, je suis sensible à ce titre de chef de famille que vous voulez bien m'accorder... L'ABBÉ, à part.
Eh! mais...
PAUL
La Révolution n'a pas aboli les privilèges de la beauté, et vous serez toujours ma dame suzeraine.
L'ABBÉ, à part.
Tiens! tiens! tiens! on dirait que...
PAUL
Quant à ma qualité de marquis... j'avoue que je n'y avais jamais songé.
L'ABBÉ, à part.
Je le crois.