ACTE DEUXIÈME
LABBÉ, à part.
Comme bonjour!
RENÉE, froidement.
Votre parole est engagée?
PAUL
Pas précisément... J'hésitais même encore un peu, tantôt... (Regardant sa cousine d'un air de déû.) Mais, à présent, je n'hésite plus...
RENÉE
Et vous avez mûrement réfléchi aux conséquences?
PAUL
Les conséquences sont faciles à déduire; je vivais seul dans 'abandon, et désormais je vivrai en famille et dans l'opulence!
L'ABBÉ, à part.
Oh! mon Dieu!
RENÉE
Et c'est ainsi que vous comptez relever la maison dont vous ôles l'unique espoir et le dernier soutien? Ce n'est pas assez de s.i ruine, il vous plaît d'y joindre la honte! (Elle se lève.) PAUL, se levant aussi.
Ali ! ma cousine, si vous le prenez ainsi, nous ne pourrons jamais nous entendre. Il y a entre nous une révolution, un monde écroulé, un abîme... et nous ne parlons pas la même langue.
RENÉE
C'est tant pis pour vous, monsieur de Penarvan !
PAUL
Et que m'importent les destinées de la maison de Penarvan ? E-t-ce que je la connais? qu'a-t-elle fait pour moi? Votre père, anticipant sur la mort, avait jugé plaisant de rayer le mien du nombre des vivants; vous, ma cousine, vous ne saviez pas môme que je fusse de ce monde, et il a fallu qu'un hasard se chargeât de vous l'apprendre... Vous êtes accourue; pourquoi? pour rapprocher les débris de notre famille? pour m'apporler l'oubli du passé? Allonsdonc! Vous n'êtes venue quepour préserver cet illustre nom de la souillure d'une mésalliance... une mésalliance pour vous, mais non pour moi, qui me fais yloire d'èlre de mon temps et ne suis d'ailleurs ni duc ni marquis.
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Duc... mu).