‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 5 sur 210 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

Et, d'ailleurs, mademoiselle Renée ne s'en est-elle pas contentée?

GERVAISE

Oui, chère créature! Elle supporte les privations, comme si elle n'avait jamais connu des jours meilleurs... et pourtant... l'abbé.

Oh! elle est de sa race !... Mais quel enragé que ce sire Gautier! comme il y va!

GERVAISE

Ce n'est pas le sire Gautier qui nous aidera à passer l'hiver... Monsieur l'abbé?

Ma bonne amie?

GERVAISE, allant vers le fond, tout en parlant. Encore ce matin, il y avait dans la cour du château bien des pauvres gens qu'il a fallu renvoyer comme ils étaient venus. (Rangeant les objets qui sont sur le guéridon.) Ce n'est pas ainsi que les choses se passaient chez nous autrefois. l'abbé.

Oui, oui, les temps sont changés; mais patience! Voici l'automne, le bon M. Michaud ne saurait tarder, et alors...

GERVAISE

Belles aubaines que les visites du bon M. Michaud ! Cet abominable meunier nous a fait plus de dégâts, en trois ans, que les bleus pendant toute la guerre. Ah! vous avez raison!... Le voici.

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