MICHAUD, GERVAISE, L'ABBÉ
GERVAISE, à Michaud.
Qui demandez-vous ? Mademoiselle Renée n'y est pas.
MICHAUD
Elle est sortie ?
GERVAISE
Apparemment.
| LA MAISON l>K PENARVAN.
MICHAUD
Et elle rentrera?
GBRVAISE.
Quand il lui plaira.
MICHAUD, gracieusement.
Merci!... M. l'abbé n'est pas sorti, lui! GBRVAISE.
M. l'abbé est occupé.
MICHAUD
Oui, oui. (il descend en scène.) Toujours plongé dans ses paperasses !... Bonjour, monsieur l'abbé, bonjour! l'abbé.
Heinl qu'est-ce que c'est? (Se retournant.) Mon bon monsieur Michaud !
MICHAUD
C'est moi, monsieur l'abbé, j'arrive.
L'ABBÉ, so levant et allant à Michaud.
Nous vous attendions. Je disais, il n'y a qu'un instant : Les feuilles commencent à jaunir, nous allons voir le bon M. Michaud.
GERVAISE, descendue derrière le guéridon.
Oh! pour ça, on est bien sûr de le voir arriver ici, deux fois l'an : au printemps, avec les chenilles, et, à l'automne, avec les fièvres.
l'abbé.
Allons, paix, dame Gervaise, et laissez-nous ! (a Michaud.) Elle est née au château... c'est elle qui élevait les enfants. michaud.
Us devaient être bien élevés.
GERVAISE, qui s'en allait, revient au milieu. Vous dites?
l'abbé.
Eh bien, encore!... Vous m'avez entendu, dame Gervaise?...
Laissez-nous! (Gervaise sort par le fond.)