‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 6 sur 210 · MICHAUD, GERVAISE, L'ABBÉ · texte numérisé non relu

MICHAUD, GERVAISE, L'ABBÉ

GERVAISE, à Michaud.

Qui demandez-vous ? Mademoiselle Renée n'y est pas.

MICHAUD

Elle est sortie ?

GERVAISE

Apparemment.

| LA MAISON l>K PENARVAN.

MICHAUD

Et elle rentrera?

GBRVAISE.

Quand il lui plaira.

MICHAUD, gracieusement.

Merci!... M. l'abbé n'est pas sorti, lui! GBRVAISE.

M. l'abbé est occupé.

MICHAUD

Oui, oui. (il descend en scène.) Toujours plongé dans ses paperasses !... Bonjour, monsieur l'abbé, bonjour! l'abbé.

Heinl qu'est-ce que c'est? (Se retournant.) Mon bon monsieur Michaud !

MICHAUD

C'est moi, monsieur l'abbé, j'arrive.

L'ABBÉ, so levant et allant à Michaud.

Nous vous attendions. Je disais, il n'y a qu'un instant : Les feuilles commencent à jaunir, nous allons voir le bon M. Michaud.

GERVAISE, descendue derrière le guéridon.

Oh! pour ça, on est bien sûr de le voir arriver ici, deux fois l'an : au printemps, avec les chenilles, et, à l'automne, avec les fièvres.

l'abbé.

Allons, paix, dame Gervaise, et laissez-nous ! (a Michaud.) Elle est née au château... c'est elle qui élevait les enfants. michaud.

Us devaient être bien élevés.

GERVAISE, qui s'en allait, revient au milieu. Vous dites?

l'abbé.

Eh bien, encore!... Vous m'avez entendu, dame Gervaise?...

Laissez-nous! (Gervaise sort par le fond.)

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