RENÉE, PAUL
PAUL
Déjà :'... Mais qu'avez- vous donc de si pressé qui vous rappelle là-bas ?
RENÉE
El vous, qu'avez-vous donc qui vous retienne ici? PAiir..
.Moi?... Rien... rien !
RENÉE
Alors, c'est convenu, nous partons dans une heure?
PAUL, se levant.
Oh! quand vous voudrez! Tout de suite, si vous voulez, tout de suite! (il remonte au fond.) Allons, adieu, ma chère petite maison, puisqu'il faut te quitter encore! Tu dois me trouver bien fou et bien ingrat... Oli ! oui!
RENÉE
Cette émotion, ce langage...
PAUL
C'est que je songe à cette vie libre, heureuse et gaie d'autrefois, que je portais si légèrement et que j'ai pu échanger... — Ah ! elle m'aura coûté cher, la folle bouffée de vanité que vous m'avez soufflée au cerveau !
RENÉE
Des regrets? des reproches? Voilà donc le prix de mon dévouement, de mon amour ?
PAUL, avec un sourire amer.
Votre amour?.. . J'ai pitié de l'erreur où vous êtes. Apprenez donc enfin à méconnaître. Depuis un mois, votre orgueil s'exalte pour