‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 86 sur 210 · SCENE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

SCENE DEUXIÈME

GERMAINE

Après une scène do désespoir et de fureur, où l'on eut toutes les peines du monde à l'empêcher de se luer, mon-ieur finit par tomber sans connaissance; et, quand il revint à lui, sa raison... Enfin, il était fou!

SUZANNE

Ah! mon Dieu!... Et cette pauvre femme, cette pauvre mère?

GERMAINE

Ah! elle eût certainement succombé à sa douleur, si sa mort n'eût tué qu'elle seule... Mais elle vécut, pour l'enfant qu'elle portait dans son sein.

SUZANNE, étendant la main vers la porte de gauche.

Marcel?...

GERMAINE, se levant.

Oui, le petit Marcel, qui vint au monde, quelques mois après cet horrible événement. — Mais l'état de M. de Valgrand n'avait fait qu'empirer. Le docteur Favié, un vieil ami de la famille, décida qu'il n'était qu'une seule chance de salut pour mon pauvre maître : c'était de l'éloigner d'ici, à tout prix... Il ne pouvait partir seul; sa femme ne pouvait pas l'accompagner. .. Ce fut M. Maxime qui se dévoua... Et, depuis ce temps, il ne l'a pas quitté d'un seul jour.

SUZANNE

Ainsi, monsieur est guéri?

GERMAINE

Guéri ?

SUZANNE

Dame... puisqu'il revient ici?

GERMAINE

Hélas! non, mon enfant, il est toujours dans le même état.

Alors, je ne puis comprendre la raison... (on «moud un «ppci

de trompe, dans l'éloigneincnt.)

GERMAINE

Silence!... Il m'a semblé entendre... (on entend de nouveau le iignni.) Oui, c'esl le sigr al convenu avec Josepli. Allez, allez!...

(Suranné sort par la droite.)

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