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ACTE PREMIER

SPIEGEL

Eh! sacrebleu! c'est vrai. Tu te laisses soigner par nous comme une femme! Hermann ne demeure pas si loin, que diable 1

FRANTZ

J'y vais.

SPIEGEL

Tiens, voilà ta casquette. (Frantz sort.) SCÈNE IV

SPIEGEL, seul.

Paresseux! inutile! égoïste! Il se persuade qu'on lui doit tout et qu'il ne doit rien à personne. Voilà ce que c'est que de se vouer corps et âme à ces natures molles, on fait des ingrats... Ah çàl qu'est-ce que j'ai donc contre lui? Est-ce que par hasard?... Non, non!... Spiegel amoureux! ce serait trop drôle! Ce n'est pas mon lot, morbleu! Je ne suis ni beau, ni élégant, ni... enfin je ne suis ni un amant ni un mari, je suis un ami, un oncle! Bah ! que Frantz soit heureux et glorieux! ma gloire et mon bonheur seront d'applaudir ses œuvres et de bercer ses enfants... et... et... Veux-tu bien ne pas pleurer, animal! — Ah! il était temps que cette confidence me réveillât, je ne sais pas où j'allais. (Se boutonnant.) N'y pensons plus, (il chante.) Tra deri dera... Elle ne l'aime peut-être pas... Oh! si, elle doit l'aimer. Assurons-nous-en, et puis... marions-les, car j'ai besoin de mettre une barrière entre elle et moi. — La voici !

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