ACTE PREMIER
LE BARON, insistant.
On m'avait pourtant dit que M. Frantz Wagner demeurait ici.
SPIEGEL
Alors, ce doit être moi qui me trompe.
LE BARON
Monsieur est facétieux,
SPIEGEL
Non, monsieur, je suis peintre. (Spiegel va a son chevalet.)
FRÉDÉRIQUE
M. Frantz demeure en effet ici, monsieur; mais il est sorti pour le moment.
LE BARON
Tant pis ! tant pis! Je suis pressé.
FRÉDÉRIQUE
Si c'est une chose qu'on puisse lui redire, voilà M. Spiegel, son ami intime.
Merci ! j'aime mieux l'attendre. Je prends la peine de m'asscoir. (U passe à droite près du divan.)
SPIEGEL
Je vous y autorise.
FRÉDÉRIQUE, bas, à Spiegel.
Soyez-donc plus poli.
SPIEGEL, de même.
Il nous déplaît, à Spark et à moi. Or, Spark a bon nez... et moi aussi.
LE BARON, assis et à part.
Les artistes ne sont pas la crème de la société. La petite est jolie... La maîtresse d'un de ces drôles, sans doute.
FRÉDÉRIQUE, au baron.
Vous n'attendrez pas longtemps, monsieur; car j'eatends M. Frantz.
48 La pierre de touche.