SCÈNE IX FRÉDÉRIQUE, SPIEGEL, DOROTHÉE, LA MARGRAVE
FRANTZ. Un laquais ouvre la porte et annonce. UN LAQUAIS.
Madame 1m margrave de Rosenfeld.
SPIEGEL, à part.
Est-ce que tout l'almanach de Gotha va défiler?
LA MARGRAVE
Lequel de vous, messieurs, est M. Frantz Wagner?
FRA^TZ
C'est moi, madame.
LA MARGRAVE
J'ai un service à vous demander, monsieur.
it LA PIERRE DE TOUCHE.
FRÉDÉRIQUE, approchant une chaise.
Veuillez vous asseoir, mesdames.
Merci, madame; je n'ai que deux mots à dire à monsieur votre mari. (Ellfe s'assied sur le divan avec Dorothée.)
FRÉDÉRIQUE, à part.
Mon mari!...
FRANTZ
Il ne fallait pas prendre la peine de vous déranger, madame; il fallait me faire dire de passer chez vous.
LA MARGRAVE
J'y avais songé, monsieur; mais les préparatifs d'un départ, les visites d'adieu, les emplettes, occupent tellement ma journée, que je n'aurais su quelle heure vous assigner, et il m'a semblé plus court de venir moi-même, d'autant que vous étiez sur mon chemin.
FRANTZ
C'est beaucoup d'honneur pour ma pauvre maison.
LA MARGRAVE
Vous devez avoir dans vos cartons un Requiem,
s P I E G E L, toujours peignant.
Non, madame, non, il n'y en a plus. On vient d'enlever le dernier; mais, si vous voulez une marche funèbre, il nous en reste une en très-bon état.
LA MARGRAVE
Quelle est cette plaisanterie?
FRANTZ
La vérité, madame : il sort dici un certain baron de Berghausen...
Le baron de Berghausen?... Tout" s'explique.
SPIEGEL
Il a fait rafle sur les Requiem.
LA. MARGRAVE
Je suis contrariée de celte circonstance, monsieur ; elle m'en-