ACTE TROISIÈME
LA MARGRAVE
Dont riin ressemblerait à mademoiselle Frédérique.
SPIEGEL
Et l'autre u. moi.
FRANTZ
Il m'a semblé, monsieur le baron, que vous avez de très-belles armes.
LE BARON, se levant.
Je porte d'azur au lion d'argent armé, à la queue tortillée et passée en sautoir, au chef de gueules à trois besans d'or. SPIEGEL, bas, k Frédérique.
Tout simplement.
LA MARGRAVE
Ces trois besans d'or indiquent, monsieur Frantz, qu'il y a eu des Berghausen au^ croisades.
FRANTZ, qui s'est levé en même temps que le baron.
Il est beau, monsieur le baron, d'avoir de pareils souvenirs dans sa famille, et l'art héraldique qui les consacre n'est pas si vain qu'on veut bien le dire.
LA MARGRAVE
Que décidez-vous pour vos panneaux?
FRANTZ
Ni chiffre ni devise, madame.
LA MARGRAVE, bas, au baron.
Vos armoiries l'ont découragé...
DOROTHÉE
Maman, la matinée musicale du feld-maréchal commence à trois leures... Il est temps de penser à notre toilette,,,
LA MARGRAVE, se levant, ainsi que Dorothée. Ne parlez pas de toilette devant M. Spiegel.
DOROTHÉE
Je n'avais pas l'intention de vous rien dire de désagréable, monsieur. Est-ce que je vous ai piqué?
SPIEGEL
Il n'y a pas de rose sans épines.
Charmant !... Venez, ma fille.
DOROTHÉE
Quel bonheur! nous allons enfin quitter le deuil.
LA MARGRAVE
Venez- vous, baron?
LE BARON
Dans un instant, margrave. J'ai deux mots à dire à notre hôte. (La margrave sort avec Dorothée par la droite.)