GASTON, ANTOINETTE
GASTON s'assied sur un canapé, ouvre une revue, biiUe, ei dit à »a fcmms .
Viendrez-vous ce soir aux Italiens ?
ANTOINETTE
Oui, si vous y allez.
GASTON
J'y vais... Quelle robe mettrez- vous ?
ANTOINETTE
Celle qui vous plaira.
GASTON
Oh! cela m'est égal... je veux dire que vous êtes jolie avec toutes.
ANTOINETTE
Vous qui avez si bien le sentiment de l'élégance, mon ami, vous devriez me donner des conseils.
GASTON
Je ne suis pas un journal de modes, ma chère enfant ; au surplus, vous n'avez qu'à regarder les grandes dames et à prendre modèle... Voyez madame de Nohan, madame de Villepreux...
ANTOINETTE
Madame de Montjay.. .
GASTON
Pourquoi madame de Montjay plus qu'une autre?
ANTOINETTE
Parce qu'elle vous plaît plus qu'une autre
Où prenez-vous cela ?
ANTOINETTE
L'autre soir, à l'Opéra, vous lui avez fait une longue visite dans sa loge. Elle est très-johe... A-t-elle de l'esprit?
GASTON
Beaucoup, (un sUence.)
ANTOINETTE
Pourquoi ne m'avertissez-vous pas , quand je fais quelque
chose qui vous déplaît ?
GASTON
je n'y ai jamais manqué.
ANTOINETTE
Oh I vous ne m'avez jamais adresse une refliontrance.