SCENE III FRANTZ, SPIEGEL
FRANTZ, après un silence.
Si tu viens me faire des remontrances sur mon adoption, je te préviens qu'elles sont inutiles. Les lettres royales sont signées, et le baron, qui est resté à Munich pour en presser l'expédition, doit les apporter aujourd'hui. Ainsi, il n'y a plus à revenir là-dessus.
SPIEGEL
Est-ce que je t'ai parlé de cela depuis ton retour?
FRAXTZ.
Je vois bien sur ton visage que je n'ai pas l'honneur de ton approbation.
SPIEGEL
Je pense que tu t'en passes.
FRANTZ
Parfaitement... quand j'ai le témoignage de ma conscience.
Ta conscience ! Non, rien... je ne veux pas parier de cela.
FRANTZ
Pourquoi donc? Crois-tu que je redoute l'entretien?
SPIEGEL
Il serait inutile. D'ailleurs, il s'agit d'autre chose.
FRANTZ, allant et venant devant Spiegel, qui reste Immobile. J'ai fait ce que j'ai cru nécessaire à ma position.
SPIEGEL
Rien de mieux.