ACTE CINQUIEME
SPIEGEL
Non; vous l'aimez toujours... ne partez pas.... vous ne pourriez pas vivre sans lui... au nom de votre bonheur...
FRÉDÉRIQUE
Mon bonheur!... vous savez bien que je l'ai perdu jour par jour, heure par heure, depuis que je sui^ ici... Ne sentez- vous pas qu'il rougira de moi, comme il a rougi de son père et de son art?
SPIEGEL
Rougir de vous! si je le croyais! mais non, Frédérique... nous avons fait un mauvais rêve... tout cela n'est pas vrai... nous allons nous réveiller... Et puis, dans tous les cas, nous aurons fait notre devoir jusqu'au bout.
FRÉDÉRIQUE
Et pourtant, vous voulez partir, vous!
SPIEGEL
Eh bien, je resterai, je resterai pour vous, pour vous aider, pour vous soutenir... et je ne partirai que lorsque vous serex heureuse.
Vous êtes mon véritable ami, vous!
SPIEGEL
Vous ne savez pas combien je vous aime, vous ne le saurez jamais.
FRÉDÉRIQUE
Tenez, voicile père qu'il s'est donné. Allons-nous-en! (Elle sort par le fond.)
SPIEGEL, regardant le baron qui entre.
Vieux misérable ! (il sort à la suite de Frédérique.)