ACTE CINQUIÈME
LE BARON
Eh ! sans doute. Aux yeux du monde, votre cousine ne sera jamais autre cliose. Tous vous perdez par le ridicule. On se demandera si vous n'avez revêtu un grand nom que pour le salir. C'est tout simplement impossible. Je comprends votre situation. Ce n'est pa> l'amour qui vous relient, mais une mauvaise honte. Je me cksig'! de tout. Soyez tranquille ; c'est votre cousine qui vous rendra votre parole ; vous lui donnerez cent mille florins de dot, pour mettre votre conscience en paix, et vous épouserez mademo'îelle deRosenHd.
FR A XTZ , qui à écou* ^, jusque-là les yeux baissés, regardant le baron.
Vous vous acquittez envers la margrave, monsieur.
LE BAROX.
Vous êtes un enfant. Ce mariage est une excellente affaire pour vous. J'en ai parlé à Sa Majesté, qui le verra d'un très-bon œil.
FRANTZ
Vous pensez que le roi...?
LE BARON
Le roi vous tiendra compte d'avoir relevé la fortune d'une des plus anciennes maisons du royaume, et l'aristocratie vous saura gré d'avoir saisi une occasion de restituer l'héritage du comte Sigismond à sa famille. La petite est jolie; tant mieux pour vous! Elle est bête : qu'est-ce que cela vous fait ? En vous donnant sa main, elle complète mon œuvre, elle donne le sacre à votre noblesse. C'est tout ce qu'il vous faut. La voici.