‹ ThéâtreChapitre 46 sur 254 · SCENE VIL Les MÊMES, POIRIER · texte numérisé non relu

SCENE VIL Les MÊMES, POIRIER

POIRIER

Dis donc, fifille... Antoinette... (a verdelet.) Qu'est-ce qu'elle regarde là, une lettre? (u la prend.)

ANTOINETTE

Laissez, mon père, c'est une lettre pour M. de Presles. -

POIRIER , regardant l'adr«ss«.

Jolie écriture ! (u la sent.) Ça ne sent pas le tabac. C'est une lettre de femme.

ANTOINETTE

Oui, de madame de Montjay, je sais ce que c'est.

POIRIER

Comme tu as l'air agité... Est-ce que tu as la fièvre.- (n loi pmiKi u main.) Tu as la fièvre !

6« LE GENDRE DE M. POIRIEIi»

ANTOINETTE

Non, mon père.

POIRIER

Si fait! Il y a quelque chose. Voyons, parle.

ANTOINETTE

Il n'y a rien, je vous assure...

VERDELET, bas a Poirier.

Laisse-la donc tranquille... elle est jalouse.

Tu es jalouse? Est-ce que le marquis te ferait des traits, par hasard? Nom de nom ! si je le savais I

ANTOINETTE

Si VOUS m'aimez, mon père...

POIRIER

Si je t'aime !

ANTOINETTE

Ne tourmentez plus Gaston.

POIRIER

Est-ce que je le tourmente? je fais des économies, voilà tout.

VERDELET

Tu fais des taquineries, et elles retombent sur ta fille.

POIRIER

Mêle-toi de ce qui te regarde, (a Antoinette.) Voyons, qu'est-ce qu'il t'a fait , ce monsieur? je veux le savoir.

ANTOINETTE, efflray^.

Rien... rien... n'allez pas le quereller, au nom du ciel !

POIRIER

Pourquoi es-tu jalouse? Pourquoi mangeais-tu des yeux cette lettre? ( n la prond.) Est-ce que tu crois que madame de Montjay?.,

ANTOINETTE

Non, non...

Elle le croit, n'est-ce pas, Verdelet?

VERDELET

Elle suppose...

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