‹ ThéâtreChapitre 47 sur 254 · ACTE III, SCÈNE VII · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE VII

POIRIER

Il est facile de s'en assurer, (u rompt le cachet.)

ANTOINETT».

Mon père!... la secret d'une lettre est saciél

POIRIER

Il n'y a de sacré pour moi que ton bonheur.

VERDELET

Prends garde, Poirier!... Que dira ton gendre?

POIRIER

Je me soucie bien de mon gendre! (n ourre u lettre.)

ANTOINETTE

Ne lisez pas, au nom du ciel!

POIRIER

Je lirai... Si ce n'est pas mon droit, c'est mon devoir, (usant.) « Cher Gaston... » Ah 1 le scélérat! (u uisse tomber u lettre.)

ANTOINETTE

C'est sa maîtresse!... Oh! mon Dieu!. . (eub tombe dans un fau-

teuU.)

POIRIER, pren&nt Verdelet au collet.

C'est toi qui m'as laissé faire ce mariage-là.

VERDELET

C'est trop fortl

POIRIER

Quand je t'ai consulté, pourquoi ne t'es-tu pas mis en travers? Pourquoi ne m'as-tu pas dit ce qui devait arriver?

VERDELET

Je te l'ai dit vingt fois !... mais monsieur était ambitieux I

POIRIER

Ça m'a bien réussi I

VERDELET

Elle perd connaissance.

POIRIEE.

Ah ! mon Dieu!

VERDELET , k genoux derant Ant in«tU.

Toinon, mon enfant, reviens à toi...

POIRIER

Otc-toi de là... Est-ce que tu sais ce qu'il faut lui dire ! (a

rei.cvx durant Antoinette.) Toinon, mon enfant, reviens à toi.

Ce n'est rien, mon père.

POIRIER

Sois tranquille... je te débarrasserai de ce monstre.

ANTOINETTE

Qu'ai-je donc fait au bon Dieu pour être éprouvée de la sorte î Après trois mois de mariage 1 Non ! le lendemain ! le lendemain! Il ne m'a pas été fidèle un jour! Il a couru chez cette femme en sortant de mes bras... Il n'avait donc pas senti battre mon cœur? il n'avait donc pas compris que je me donnais à lui tout entière. Le malheureux! j'en mourrai!

POIRIER

Tu en mourras?... je te le défends ! Qu'est-ce que je deviendrais, moi 1 Ah ! le brigand !... Où vas-tu?

ANTOINETTE

Chez moi.

POIRIER

Veux-tu que je t'accompagne?

ANTOINETTE

Merci, mon père.

VERDELET, à Poirier.

Laissons-la pleurer seule... les larmes la soulageront.

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