ACTE III, SCÈNE IX. il
seul, pour vous excuser ! tin cœur d'or! des yeux superbes l Et une rdur-ation 1 Tu sais ee qu'elle m'a coûté, Verdelet <
VERDELET
Modère-toi, de grâce...
POIRIER
Croîs-tu que je ne me modère pas? Si je m'écoutais l... iTjais non... il y a des tribunaux... je vais chez mon avoué.
GASTON
Attendez jusqu'à demain, monsieur, je vous en supplie... donnez-vous le temps de la réflexion.
POIRIER
C'est tout réfléchi.
GASTON , à Verdelet.
Aidez-moi à prévenir un malheur irréparable, monsie^iP.
VERDELET
Ah ! vous ne le connaissez pas !
GASTON , à Prùier.
Prenez garde, monsieur. Je dois sauver cette femme, je dois la sauver à tout prix... Comprenez donc que je suis responsable de tout !
POIRIER
Je l'entends bien ainsi.
GASTON
Vous ne savez pas jusqu'où le désespoir pourrait m' emporter !
POIRIER
Des menaces ?
GASTON
Oui! des menaces; rendez-moi cette lettre , vous ne sortirez pas!
POIRIER
De la violence! faut-ii que je sonne mes gens?
GASTON
C'est vrai! ma tète se perd. Èroutez-moi , du moins. Vous, ft'étes pas méchant, c'est la colère, c'est la douleur qui vous
POIRIER
Coîcre lëgilîme, douleur respectable 1
GASTON
Oui, monsieur, j@îeconnais mes fautes, je les déplora. .. mais si je vous jurais de ne pius revoir madame de Montjay, si je vous jurais de consacrer ma vie au qonheur de votre fille?
POIRIER
Ce serait la seconde fois que vous le jureriez... Finissozisl
GASTON
Arrêtez ! vous aviez raison ce matin , c'est le désœuvrement qui m'a perdu.
POIRIER
Ah! vous le reconnaissez, maintenant l
Eh bien, si je prenais un emploi?...
POIRIER
Un emploi? vous?
GASTON
Vous avez le droit de douter de ma parole, je le sais; mais gardez cette lettre, et si je manque à mes engagements, vous serez toujours à temps...
VERDELET
Voyons, Poirier, c'est une garantie, cela.
POIRIER
Une garantie de quoi ?
VERDELET
De sa fidélité à ses promesses : il ne verra plus cette dame ; il prendra un emploi ; il se consacrera au bonheur de ta fille.. Que peux-tu lui demander de plus?
POIRIER
J'entends bien... mais qui me répondrait?...
VERDELET
La lettre l parbleu, ia lettre 1
POIRIER
C«st vrai, oui, c est vrai.
VERDELET
tti Drenl tu acceptes? Tout vaut mieux qu'une séparation.