ACTE IV, SCÈNE IV
POIRIER
Ma fille va être la femme d'un commis-marchand !
VERDELET
Non, Poirier; ta fille sera châtelaine de Presles. Le château est vendu depuis ce matin, et, avec la permission de ton mari Toinon , ce sera mon cadeau de noces.
ANTOINETTE
Bon Tony 1... Vous me permettez d'accepter, Gaston?
GASTON
Monsieur Verdelet est de ceux envers qui la reconnaissance est douce.
VERDELET
Je quitte le commerce, je me retire chez vous, monsieur le marquis, si vous le trouvez bon , et nous cultiverons vos terres ensemble : c'est un métier de gentilhomme.
POIRIER
Eh bien , et moi? on ne m'invite pas?... Tous les enfants sont des ingrats, mon pauvre père avait raison.
VERDELET
Achète une propriété, et viens vivre auprès de nous.
POIRIER
Tiens, c'est une idée.
Pardieu ! tu n'as que cela à faire, car tu es guéri de ton ambition... je pense.
POIRIER
Oui, oui. (A part.) Nous sommcs en quarante-six. Je serai député de l'arrondissement de Presles en quarante-sept... et pair de France en quarante-huit.