‹ Théâtre: Le candidat. Le château des cœursChapitre 11 sur 160 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

Chez M. Rousselin. — Un jardin. — Pavillon à droite. — Une grille occupant le côté gauche.

SCÈCK.E TT{EmiÈT{E

MUREL, PIERRE, Domestique.

Pierre est debout, en train de lire un journal. — Murel entre, tenant un gros bouquet qu'il donne à Pierre.

MUREL.

Pierre, oi!i est monsieur Rousselin?

PIERRE

Dans son cabinet, monsieur Mure! ; ces dames sont dans le parc avec leur Anglaise et monsieur Onésime... de Bouvigny!

MUREL. .

Ah! cette espèce de [séminariste]* à moitié

gandin. J'attendrai qu'il soit parti, car sa vue \

seule me déplaît tellement!... ;

PIERRE. I

Et à moi donc ! t

MUREL. '\

A toi aussi ! Pourquoi ? i

PIERRE. j

Un gringalet! fiérot! pingre! Et puis, j'ai idée i

qu'il vient chez nous... ' Mystérieusement.

C'est pour Mademoiselle ! -

MUREL, à demi-voix.

Louise ? i

PIERRE

Parbleu ! sans cela les Bouvigny, qui sont des 1

nobles, ne feraient pas tant de salamalecs à nos j

bourgeois ! i

MUREL, à part.

Ah! ah! attention! • .i

Haut. ]

N'oublie pas de m'avertir lorsque des mes- j sieurs, tout à l'heure, viendront pour parler à ton

Pour LA CENSURE, il a fallu mettre cagot.

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