‹ Théâtre: Le candidat. Le château des cœursChapitre 135 sur 160 · LES BOURGEOIS, LES BOURGEOISES, JEANNE, LE ROI DES GNOMES · texte numérisé non relu

LES BOURGEOIS, LES BOURGEOISES, JEANNE, LE ROI DES GNOMES

D^s que Jeanne est assise,

LE ROI DES GNOMES, ayant retiré quelques-uns de ses attributs de Pontife du Pot-au Feu, parait derrière elle, et se penchant sur son épaule :

Tu le vois ! tout me cède ! tout nous sert ! Je n'ai eu qu'à me montrer pour être élu bourgmestre de la ville et pontife de la religion.

A part.

Rien de plus facile : c'est dans la médiocrité que l'esprit du mal triomphe !

JEANNE, soupirant.

Mais voilà tant de jours que je le cherche, que je l'attend?... Et il va venir, lu crois?

LE ROI DES GNOMES

J'en suis sûr ! Patiente !

JEANNE

Oh ! merci. Protège-moi toujours !

SIXIEME TA BLE AL', SCtNE III. JJJ

LES MËRES.

Allons, mes anges ! V'oici l'heure où les enfants doivent s'amuser !

Les petits turcos et les petites Suissesses s' élancent du seuil des maisons en courant, se prennent par la main et dansent en rond autour dupot-au~feu en chantant quatre vers imites de la chanson des Spartiates :

Nos grands-pcres ctaiciit bêtes,

Nos pères l'ont été plus !

Nous le sommes davantage,

Nos enfants le seront encore bien plus.

Quelques-uns de leurs ionnets tombent dans leur danse, et l'on voit leurs crânes extra-pointus.

JEANNE, les contimplant.

lis sont jolis, CCS enfants. Heureuses mères!

UNE DAME, à côté d'illc, sur une chaise.

Sans doute ! Vous êtes bien honnête, Mademoiselle, et le mien, quoique plus jeune, promet beaucoup !

Elle appelle.

Nourrice I . . .

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