LES BOURGEOIS, LES BOURGEOISES, JEANNE, LE ROI DES GNOMES
D^s que Jeanne est assise,
LE ROI DES GNOMES, ayant retiré quelques-uns de ses attributs de Pontife du Pot-au Feu, parait derrière elle, et se penchant sur son épaule :
Tu le vois ! tout me cède ! tout nous sert ! Je n'ai eu qu'à me montrer pour être élu bourgmestre de la ville et pontife de la religion.
A part.
Rien de plus facile : c'est dans la médiocrité que l'esprit du mal triomphe !
JEANNE, soupirant.
Mais voilà tant de jours que je le cherche, que je l'attend?... Et il va venir, lu crois?
LE ROI DES GNOMES
J'en suis sûr ! Patiente !
JEANNE
Oh ! merci. Protège-moi toujours !
SIXIEME TA BLE AL', SCtNE III. JJJ
LES MËRES.
Allons, mes anges ! V'oici l'heure où les enfants doivent s'amuser !
Les petits turcos et les petites Suissesses s' élancent du seuil des maisons en courant, se prennent par la main et dansent en rond autour dupot-au~feu en chantant quatre vers imites de la chanson des Spartiates :
Nos grands-pcres ctaiciit bêtes,
Nos pères l'ont été plus !
Nous le sommes davantage,
Nos enfants le seront encore bien plus.
Quelques-uns de leurs ionnets tombent dans leur danse, et l'on voit leurs crânes extra-pointus.
JEANNE, les contimplant.
lis sont jolis, CCS enfants. Heureuses mères!
UNE DAME, à côté d'illc, sur une chaise.
Sans doute ! Vous êtes bien honnête, Mademoiselle, et le mien, quoique plus jeune, promet beaucoup !
Elle appelle.
Nourrice I . . .