‹ Théâtre: Le candidat. Le château des cœursChapitre 36 sur 160 · ACTE I, SCÈNE XI. 5J · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE XI. 5J

ROUSSELIN

Non ! mais dont la fortune, quoique minime, serait certaine !

MUREL.

Ah i par exemple!

ROUSSELIN

Oui, monsieur, à un modeste rentier, à un petit propriétaire de campagne.

MUREL.

Voilà le cas que vous faites du travail!

ROUSSELIN

Écoulez donc! l'industrie, ça n'est pas sûr; et un bon père de famille doit y regarder à deux fois.

MUREL.

Enfin vous me refusez votre fille ?

ROUSSELIN

Forcément ! et en bonne conscience, ce n'est pas ma faute ! — Sans rancune, n'esl-ce pas ?

Appelant.

Pierre ! mon buvard, et un encrier ! — Asseyezlà! Vous allez préparer ma profession de foi aux électeurs.

Pierre apporte ce que Rousselin a demande, et le dépose sur la petite table, à droite.

MUREL.

Moi! que je...

ROUSSELIN

Nous la reverrons ensemble! Mais commencez d'abord. Avec votre verve, je ne suis pas inquiet I Ah ! vous m'avez donné tout à l'heure un bon coup d'épaule, pour mon discours! Je ne vous liens pas quitte! Est-il gentil! — Je vous laisse! Moi, je vais âmes petites affaires! Quelque chose d'enlevé, n'est-ce pas? — du feu!

// sort.

SCÈC^CE XU

MUREL, seul.

Imbécile! Me voilà bien avancé, maintenant!

A la cantonnade.

Mais, vieille bête, tu ne trouveras jamais quelqu'un pour la chérir comme moi! De quelle façon me venger? ou plutôt si je lui faisais peur? C'est un homme à sacrifier tout pour être élu. Donc, il faudrait lui découvrir un concurrent I Mais lequel?

Entre Gruchtt.

Ah :

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