ACTE I, SCÈNE XIV. 6j
Si j'en avais une aulre !
Quand on n'a pas de quoi vivre, c'est pourtant bien joli!
JULIEN, s' éloignant.
Ah ! la misère !
MUREL.
Laissons-le bouder! Asseyons-nous pour que j'écrive votre profession de foi.
GRUCHET.
Très volontiers !
/// s'assoient.
JULIEN, un peu remonté au fond.
Comme je m'enfuirais à la grâce Dieu, n'importe où, si tu n'étais pas là, mon pauvre amour ! Regardant la maison de Housselin,
Oh 1 je ne veux pas que dans ta maison aucune douleur, fût-ce la moindre, survienne à cause de moi ! Que les murs qui t'abritent soient bénis ! Mais... sous les acacias, il me semble... qu'une robe?,.. Disparue! Plus rien! Adieu.
H s'éloigne.
GRUCHET, le rappelant.
Restez donc; nous avons quelque chose à vous montrer !
JULIEN
Ah! j'en ai assez de vos sales besognes! // sort.
MUREL, tendant le papier à Gruchet.
Qu'en pensez-vous?
GRUCHET.
C'est très bien; merci!... Cependant...
MUREL.
Qu'avez-vous ?
GRUCHET.
Rousselin m'inquiète!
MUREL.
Un homme sans conséquence !
GRUCHET.
Eh ! vous ne savez pas de quoi il est capable — au fond! Et puis, le jeune Dupratne m'a pas l'air extrêmement chaud!
murel:
Son entêtement à ménager Rousselin doit avoir une cause?
GRUCHET.
Eh ! il est amoureux de Louise !
ACTEIjSCèNEXIV. 65
MUREL.
Qui vous l'a dit?
GRUCHET.
Rousselin lui-même!
MUREL, à part.
Un autre rival ! Bah ! j'en ai roulé de plus solides ! Écoutez-moi : je vais le rejoindre pour le catéchiser; vous, pendant ce temps-là, faites imprimer la profession de foi ; voyez tous vos amis, et trouvez-vous ici dans deux heures.
GRUCHET.
Convenu !
// sort.
MUREL.
Et maintenant, monsieur Rousselin, c'est vous qui m'offrirez voire fille!
// sort.
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