ACTE 11, SCèNE XIII. I
MADAME ROUSSELIN
Oh! je saurai m'y prendre!
ROUSSELIN
Je me fie à toi !
Routselin s'éloigne, après avoir salué Julien. — La nuit est venue.
scè:ke xiu
MADAME ROUSSELIN, JULIEN
JULIEN, apercevant madame Housselin.
Elle!
// jette son cigare.
Seule ! Comment faire?
Saluant.
Madame !
MADAME ROUSSELIN
Monsieur Duprat, je crois?
JULIEN
Hélas, oui, madame.
MADAME ROUSSELIN
Pourquoi hélas?
lo8 LE CANDIDAT.
J'ai le malheur d'écrire dans un journal qui doit vous déplaire.
MADAME ROUSSELIN
Par sa couleur politique, seulement !
JULIEN
Si vous saviez combien je méprise les intérêts qui m'occupent!
MADAME ROUSSELIN
Mais les intelligences d'élite peuvent s'appliquer à tout sans déchoir. Votre dédain, il est vrai, n'a rien de surprenant. Quand on écrit des vers aussi. . . remarquables. . .
JULIEN
Ce n'est pas bien ce que vous faites là, madame! Pourquoi railler?
MADAME ROUSSELIN
Nullement! Malgré mon insuffisance, peut-être, je vous crois un avenir...
JULIEN
Il est Fermé par le milieu où je me débats. L'art pousse mal sur le terroir de la province. Le poète qui s'y trouve et que la misère oblige à certains travaux est comme un homme qui voudrait courir dans un bourbier. Un ignoble poids