ACTE II f, SCENE V
MUREL.
Vraimeiil ! Parce qu'il y a cinq ou six braillards peut-être... des hommes que j'avais rem'oyés de ma fabrique... Mais tous les autres!
ROUSSELI.N.
Pourquoi ne sont-ils pas venus?
MUREL.
Comment les amener, étant absent ?
ROUSSELIN, à part.
Cela, c'est une raison.
MUREL.
Vous ne connaissez pas leur humeur ; et je parie que d'ici à dimanche prochain, si je voulais, j'aurais le temps... Mais non, je ne m'en mêle plus... et... je... recommanderai Gruchet !
ROUSSELIN, à part.
Il me fait des menaces I... Est-ce que j'aurais encore des chances ?
Haut.
Ainsi, vous croyez... que l'effet de la réunion... n'a pas été absolument mauvais?
Ah! vous avez blessé le peuple 1
ROUSSELIN
Mais j'en suis du peuple! Mon père était un modeste travailleur. Voilà ce qu'il faut leur dire, mon bon Murel, et que j'ai souffert pour eux, car le Gouvernement a mis la main sur moi, là, tout à l'heure ! Retournez à la filature.
MUREL.
Mais écoutez!... j'apporte... — on n'attend plus que le certificat de décès de mon cousin...
ROUSSELIN
Faites-leur comprendre ! . . .
MUREL.
Premièrement, une ferme.