ACTE IV, SCÈNE VIII. l8l
trop VOUS demander que... un petit à-compte sur les alezans, ou le reste, à votre idée?...
ROUSSELIN
Non !
// ouvre son burcdu, et en tirant à lui un des tiroirs.
A la .Mairie, où en sommes-nou>?
HOMBOURG
Oh ! ça va bien !
ROUSSELIN
Vous y avez été?
HOMBOURG, Parbleu !
ROUSSELIN, à part^ en repoussant le tiroir. Alors, rien ne presse I
HOMBOURG, qui a vu le mouvement.
C'est-à-dire que j'y ai été... pour prendre mu carte. J'ai même le temps tout juste!
Rousselin ouvre de nouveau son tiroir et donne de l'argent,
.Merci de votre obligeance !
Fausse sortie.
Vous devriez faire un coup, monsieur Rousselin; j'ai un bidet cauchois...
ROUSSELIN
Oh ! assez I
l8a lE CANDIDAT.
HOMBOURC.
Étant un peu rafraîchi, ça forait un poney pour Mademoiselle.
ROUSSELIN, à part.
Pauvre Louise !
HOMBOURC.
Quelque chose de coquet, enfin, une distraction !
ROUSSELIN, souplr.r.t.
Oui ! je prendrai le poney !
Hambourg sort par Li gauche.
BEAU M ES NIL, sur le seuil de la porte, à droite. Deux mots seulement; je vous amène mon fils.
ROUSSELIN
Pour quoi faire?
BEAUMESNIL
11 est dans la cour, où il s'amuse avec le chien. Voulez-vous le voir? C'est celui dont je vous avais parlé, relativement à une bourse. Nous l'espérons, d'ici à peu.
ROUSSELIN
Je ff-rai tout mon possible, certainement !
BEAUMESNIL
Ces marmots-là coûtent si cher ! Et j'en ai sept, monsieur, forts comme dos Turcs !