ACTE IV, SCËNE VIII. I
VOINCHET.
Tout à l'heure ! Nous sommes quinze de Bonneval qui s'attendent au café Français, pour aller de là tous ensemble à la Mairie!
ROUSSELIN, d'un air gracieux.
En quoi puis-je vous être utile ?
VOINCHET.
L'ingénieur viont de m'apprendre que le chemin de fer passera décidément par Saint-Mathieu î J'avais donc acheté, tout exprès, un terrain; et, pour en avoir une indemnité plus forte, j'avais même créé une pépinière! Si bien que me voilà dans l'embarras. Je veux changer d'industrie ; et comment me défaire, tout de suite, d'environ cinq cents bergamottes, huit cents passe-colmar, trois cents empereurs de la Chine, plus de cent soixante pigeons ?
ROUSSELIN
Je n'y peux rien !
VOINCHET.
Pardon ! Comme vous avez derrière votre parc un sol excellent, — rien que du terreau, — à raison de trente sous l'un dans l'autre, je vous céderais avec facilité...
ROUSSELIN, le reconduisant.
Bien ! bien ! Nous verrons plus tard !
VOINCHET.
Le marché est fait, n'est-ce pas? Vous recevrez demain la première voiture! Oh ! ça ira ! Je vais rejoindre les amis !
// sort par h fond.
HOMBOURG, tiunint par la gauche.
H n'y a pas à dire, monsieur Rousselin ! Il faut que vous me preniez...
ROUSSELIN
Mais je les ai, vos alezans ! Depuis trois jours, ils-sont dans mon écurie!
HOMBOURG
C'est leur place ! Mais pour les charrois, les gros ouvrages, monsieur Bouvigny (vous le battrez toujours, celui-là) m'avait refusé une forte jument! qui n'est pas une affaire, — quarante pistoles !
ROUSSELIN
Vous voulez que je l'iichète ?
HOMBOURG
Ça me farait plaisir.
ROUSSELIN
Eh bien, soii!
HOMBOURG
Faites excuse, monsieur Rousselin, mais... est-ce