SCÈNE VI
VERNISSAC, MADAME SINCLAIR.
MADAME SINCLAIR
En y réfléchissant, pourquoi me priverais-je des soins et des prévenances de Vernissac ?
VERNISSAC.
Ma chère tante....
Ah ! vous voilà ?
VERNISSAC.
Ma chère tante est toujours en colère contre moi ?
MADAME SINCLAIR
Non, mon neveu. Tout à Theure, je m'accusais d'avoir éié injuste à votre égard.
VERNISSAC.
Cependant vous refusez de me lire»
Ui LA VIELLE TANTE.
MADAME SINCLAIR
Mais je consens à vous entendre,
VERNISSAG.
Faut-il que je parte?
MADAME SINCLAIR
Vous pouvez rester.
VERNISSAC.
Je n'ai point de fiel, et jamais, je l'espère, la haine n'approchera de mon âme. Cependant je ne peux m'empêcher d'en vouloir uri peu à madame Saint- Laurent, à M. Bardolin, puisque ce sont leurs procédés envers vous qui m'attirent l'inimitié de ma chère tante.
Je ne vous hais pas ; vous ne vous êtes pas mal conduit envers moi. J'avoue que j'ai eu tort de m'em^cMptet contre vous. Que voulez-vous de plus ?
VERNISSAC.
Permettez-moi deVous lire ma lettre. Dans la situation oii je suis, il me serait difficile de vous peindre tout ce qui se passe dans mon âme. Je n'ai point le talent d'improviser, surtout quand je suis troublé, et cette lettre, où j'ai tâché de rassembler mes idées, vous peindra mieux que tout ce que je pourrais vous dire....
MADAME SINCLAIR
Lisez.
VERNISSAC.
■ Je lis. (il Boupire, jette des regards langoureux sur madame Sinclair, ouvr» sa lettre et Ht.)
« Ma chère tante, quoique je sois absolument étrange ger à l'altercation qui vient de s'élever entre vous et a nos parents, je ne séparerai point leur cause de la