ACTE V, SCENE XII
LOUISE, arrivant près do niadamo Sinclair.
Vous répouseriez ?
ROSE
Il serait notre grand-oncle ?
MADAME SINCLAIR
Oui, si ta mère ne veut pas qu'il soit mon petitneveu.
VERNISSAC.
Eh 1 quoi ? vous ne voyez pas que c'est là que ma tante veut vous amener. Vous êtes joués, je le suis aussi; ne luttons pas contre notre tante. Surtout ne songez pas à la faire interdire : c'est bien la meilleure tête de toute la famille.
MADAME SAINT-LAURENT
Qu'en dites-vous, monsieur Bardolin?
Que vous êtes libre de marier votre fille.
MADAME SAINT-LAURENT
Vous êtes fier de ce malheureux dédit.
MADAME SINCLAIR
Il y a un dédit 1
SAINT-LAURENT
Eh oui, que ma femme m'a fait signer.
MADAME SINCLAIR
Exigez-en le payement, si vous le voulez, monsieur Bardolin. J'en fais l'avance ; et je suis en mesure de vous le faire rendre avec les intérêts par un bon testament.
BARDOLIN, remettant le dédit à madame Sinclair.
Eh I mon Dieu I ma tante, suis-je donc si avide ? Entre parents, ne doit-on pas s'entendre...? Il faut prendre ton parti, Anatole.
m LA VIEILLE TANTE.
MADAME SINCLAIR
Il le prendra : c'est un cfarçon courageux.
SAINT-LAURENT, à sa femme.
Madame, j'entends et je prétends que M. Ernest épouse ma fille.
MADAME SAINT-LAURENT
Puisqu'il faut que vous soyez riche, ou par ma tante, ou par ma fille, Louise est à vous.
Ah ! maman!
ERNEST
Ah! madame!
• SAINT-LAURENT
Je serai le maître une fois.
DORIGNY, à son fils.
Ta mère sera bien contente, (a madame Sinclair.) Vous êtes une bien digne amie.
MADAME SINCLAIR, à Dorigny.
Quand je vous ai dit que j'avais le secret de les rendre bons et sages. Mes chers parents, je vous mets à votre aise; vous pouvez me négliger, m'accabler de visites et de caresses ; vous n'y perdrez rien , vous n'y gagnerez rien : je ne veux pas faire de testament, et je vous tiens quitte d'égards et de complaisances, à présent que je crois m'être acquis deux cœurs bien purs, bien sincères et bien reconnaissants.
FIM DU CIMQtlEMC ET DERNIER ACTE
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