‹ ThéâtreChapitre 13 sur 335 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

DORSAY, SAmVILLE.

SAIN VILLE

Bonjour, mon cher Dorsay.

Que je suis ravi, que je suis confus de Thonneur,

du bonheur de recevoir monsieur le colonel ! J^allais chez lui.

SAIN VILLE

J'avais promis à madame de Mircour de lui apporter ce malin ces couplets de Topera nouveau. En attendant qu^elle soit visible, causons.

DORSAY

Causons.

s AIN VILLE.

Quelle femme charmante que votre nièce! que de grâces ; que d'esprit I J'aime jusqu'à ses caprices.

DORSAY

Hier, en sortant du bal, elle me parlait de monsieur le colonel, avec un intérêt

SAINVILLE

Vraiment? Vous m'enchantez. Serais-je assez heureux pour pouvoir vous rendre service ?

DORSAY

Ne parlons pas de ce qui me concerne, j'aurai l'honneur d'aller vous faire ma cour.

SAINVILLE

Parlez sur-le-champ, je vous en prie : trop heureux d'être utile à l'oncle de madame de Mircour! Mais quand donc se décidera-t-elle àm'accorder sa main?

Elle est à vous. Les affaires de la succession de son mari sont le seul obstacle. Je vous sers de tout mon pouvoir; mais ce qui vous sert mieux que moi, mieux que votre grade, mieux que le rang même de monsieur votre père, ce sont vos qualités, votre mérite.... oui.... sans flatterie.

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