SCÈNE II
maisez, si tous ne sorlez pas, si vous ne vous occupez pas très-sérieusement de vos affaires.
MUSARD
Eh bien, ne t'amuse donc pas à bavarder, si tu veux que je m'en occupe.
MADAME MUSABD.
Ah 1 combien vous avez eu tort de renvoyer, il y a deux mois, ce jeune homme, ce commis, qui entendait mieux votre commerce que vous !
MUSARD
J'ai eu tort.... un brouillon, un homme impatient, qui venait à tout moment me relancer pour des comptes, pour des signatures, dans mon jardin, dans mes sociétés, au café, au billard ; qui m'empêchait d'être à mon jeu.
MADAME MUSARD
Oui ; mais il faisait vos affaires, et elles allaient bien. Depuis que vous vous en mêlez, elles vont tout de travers. M. Lerond, votre perpétuel antagoniste, l'a pris avec lui, et s'en trouve bien.
MUSARD
Ah, parbleu! je ne le lui envie pas; ils sont à merveille ensemble : M. Lerond l un homme que je déteste.
MADAME MUSARD
Mais habillez- vous donc, je vous en prie. Tenez, voilà votre fils que son impatience amène , et que vos lenteurs mettent au désespoir.