‹ ThéâtreChapitre 191 sur 335 · SCÈNE XII · texte numérisé non relu

SCÈNE XII

MALINVAL, CÉCILE.

CÉCILE, à part.

Regardez donc un peu ce voisin Lambert! il ne quitte mon père que pour s'emparer d'Armand, et me voilà toute seule encore |

MALINVAL.

Mademoiselle , me voilà prêt à vous tenir compagnie.

GÉCILB.

Ah ! pardon, je craindrais de vous déranger.

MALINVAI..

Me déranger ! jamais. Je suis enchanté de vous voir ; d'ailleurs, il faut que je vous parle.

CÉGILF.

A moi! Et qu'avons-nous à démêler ensemble, s'il vous plaît?

MALINVAL.

Bien, malheureusement. Autrefois, près d'une jeune personne, charmante comme vous, je me serais bien gardé de parler pour un autre.

CÉCILE

Venons au fait.

Vous parliez tout à Pheure, à part vous, du jeune Armand: c'est de lui que je veux vous entretenir.

CÉCILE

De lui! comment?

MALINVAL.

Il vous adore.

CÉCILE

Il m'adore !

MALfNVAL.

N'est-ce pas là le terme dont ils se servent pour dire qu'ils sont amoureux ? Enfin il brûle de vous épouser; et comme il est fort timide, il m'a chargé de parler à votre père. Je l'ai fait.

CÉCILE

Il n'avait pas besoin, je crois, de votre entremise.

MALINVAL.

Pardonnez-moi; il connaît ma finesse, mon talent; il s'est donc adressé à moi, et il a bien fait, car j'ai décidé votre père en sa faveur.

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