‹ ThéâtreChapitre 22 sur 335 · MADAME DE MIRGOUR, MARIE · texte numérisé non relu

MADAME DE MIRGOUR, MARIE

MADAME I»E MIRGOUR.

Eh bien , mademoiselle, vous me laissez, vous m'abandonnez !

MARIE

Madame n'avait-elle pas défendu qu'on entrât sans son ordre?

MADAME DE MIRGOUR.

C'est vrai. Eh bien , pas de nouvelles?

MARIE

Oh! mon Dieu non, madame. J'ai couru moi-même dans le quartier, chez tous les voisins, on ne l'a pas vu. Pauvre petit Azor ! que sera-t-il devenu ? Je l'aimais aussi, moi, madame ; et j'en pleurerais, je crois, si je ne me retenais.

MADAME DE MIRGOUR.

Tu es bonne, tu es sensible, toi, ma pauvre Marie ; mais conçois-tu ce monsieur Sainville, qui se fâche, qui s'emporte, parce que j'ai de l'humeur?

MARIE

En vérité, je n'aurais pas cru cela de M. le colonel.

MADAUB DE MIRGOUR.

Il venait tout glorieux m'apporter je ne sais quels couplets. Je m'embarrasse bien de ses cadeaux. C'est moi qui les lui avais demandés, ces couplets, c'est vrai ; mais choisir le moment où je suis désolée. Mon pauvre Azor I Je n'en veux pas avoir d'autre ; je ne veux plus m'attacher comme cela à des ingrats.

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