AUGUSTE, FLORIDOR, MADAME FLORIDOR LISE, MADEMOISELLE BEAUPRÉ, PASCAL
PASCAL
Monsieur, voilà un monsieur en deuil, qui arrive par la diligence ; il demande votre maison et M. Dorval, homme de loi.
FLORIDOR
Ahl mon Dieu! en voilà déjà un. Un moment, mademoiselle Beaupré. Toi, Pascal, reste ici pour les recevoir. Vous autres, allez m'attendre avec ma femme dans son appartement.
MADAME FLORIDOR
Venez, mes enfants. (EUesort avec Auguste et Lise.)
FLORIDOR
Vous, mademoiselle Beaupré, vous sortirez par la petite porte dérobée. Alil ne m'avez-vous pas dit qu'il vous manquait deux sujets ? j'ai peut-être votre affaire ; revenez après la répétition.
MADEMOISELLE BEAUPRE.
Je n'y manquerai pas : deux sujets présentés par vous, ils ne peuvent pas être sans talent, sans répertoire.... Je vais l'annoncer à tous nos camarades. Oh !
quelle reconnaissance I lisseront enchantés, ravis ; c'est charmant! c'est adorable ! c'est délicieux!
(Elle sort.) FLORIDOR, à Pascal.
Oui, monsieur, non, monsieur... voilà tout ce que tu dois répondre à ce monsieur, ainsi' qu'à son frère, qui ne peut tarder; et des sanglots, des soupirs : pleure, ou mets ton mouchoir sur tes yeux, si tu n'en peux venir à bout: ce n'est pas bien difficile, je compte sur toi et je te laisse. (ii sort.)