‹ ThéâtreChapitre 267 sur 335 · ACTE l, SCÈNE XVI · texte numérisé non relu

ACTE l, SCÈNE XVI

« petit Delonne est sur le point de manquer et de vous « enlever les cent mille francs qu'il vous doit. Plusieurs « créanciers sont en ce moment chez lui pour parer le « coup qui les menace ; vous n'avez pas une minute à « perdre; peut-être même n'est-il déjà plus temps. » Ahl grand Dieul

DORS AI, très-vivement.

Voici qui est plus sérieux. Quelle indignité I quelle infamie! nous enlever cent mille francs d'un coup de filet l

BOURDBUIL.

Il ne nous manquait plus que cela.

DORSAL

On n'abuse pas ainsi de la bonne foi des gens ! (Appelant.) James! Henri!... vite, vite! le cheval à mon cabriolet. [Dans la plus grande agitation.) Non, non, il demeure à deuxpas, j'aurai plus tôt fait d'aller à pied.... Sois tranquille, mon cher Bourdeuil, tout n'est pas encore désespéré.... je le presserai, je l'intimiderai même.... j'ai quelque ascendant sur son esprit, et je saurai bien, j'espère, le forcer à rentrer dans le chemin de l'honneur. Je cours, je vole, et dans un instant je serai de retour, (ii va pour sortir.)

BOURDEUIL, le rappelant.

Eh bien, eh bien, étourdi! et cette traite de quatrevingt mille francs dont je t'ai remis le montant, et pour laquelle on doit venir ce matin!

DORSAI, lui remettant précipitamment son portefeuille.

Oh! tiens, tiens.... voici mon portefeuille; les billets sont dedans, (se sauvant.) Grand Dieu! qui aurait pu s'attendre à cela?

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