‹ ThéâtreChapitre 269 sur 335 · SCÈNE IL · texte numérisé non relu

SCÈNE IL

BOURDEUIL, MADAME DORSAL

BOURDEUIL*.

Ma foi, madame Dorsai, sans vous j'étais perdu; -certainement c'est un grand malheur que de vivre mal avec sa femme, mais encore, lorsqu'on en connaît le motif, on s'en console plus facilement.

âl.

MADAME DORSAI, d'un ton grava.

Monsieur Bourdeuil, je suis enchantée que nous soyons seuls : je désirerais avoir un moment d'entretien avec vous.

BOURDEUIL, étonné.

Avec moi, madame?

MADAME DORSAL

Oui ; veuillez voir, je vous prie, si personne ne nous écoute.

BOURDEUIL, à part-

OÙ veut-elle en venir?

MADAME DORSAL

J'aime votre femme comme ma propre sœur; nous n'avons que vous d'amis; il est naturel que nous nous intéressions à tout ce qui vous concerne.... et j'espère que le sujet de notre conversation ne vous paraîtra ni indiscret ni déplacé.

BOURDEUIL.

Parlez, madame, parlez, (a part.) Allons, encore quelque ohose de nouveau.

MADAME DORSAL

Grâce à l'ascendant que j'ai sur le caractère de madame Bourdeuil, je suis enfin parvenue à vous réconcilier. Il ne me reste. plus maintenant qu'à vous donner des conseils qui vous seront utiles, si vous les suivez, et qui préviendront le retour des contrariétés dont votre conduite est la cause.

BOURDEUIL, vivement.

Ma conduite?... Mais, madame, je vous prie de croire que tout ce dont je suis accusé est faux.... totalement fiux, et que la calomnie seule peut avoir....

MADAME DORSAL

Je sais d'avanoe ce que vous allez me dire : croyez-

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