‹ ThéâtreChapitre 287 sur 335 · ACTE lil. SCÈNE IV. 39B · texte numérisé non relu

ACTE lil. SCÈNE IV. 39B

BOURDEUIL, à part.

Bien l bien ! (Haut.) Certainement madame est trèsvertueuse ; c'est moi seul qui suis le coupable ; je me suis fait passer pour célibataire. On dit que c'est un moyen de séduction fort en usage parmi beaucoup d'hommes mariés. ( a sa femme. ) Oui, ma chère amie, donne-moi les noms les plus odieux, mais n'accuse point madame, et si, malgré tous les efforts de sa vertu....

MADAME BOURDEyiL.

Quel épouvantable sc^andalel

MADAME MONTALAN, avec dignité.

C'en est trop, je me retire ; je m'avilirais si je restais plus longtemps.

MADAME DORSÀIj la retenant.

De grâce, ma chère amie!...

BQURDEUIL, riant aux éclaU.

Bravo ! bravo ! c'est charmant ! (a sa femme.) Regarde comme la physionomie de madame exprime bien l'indignation, le mépris qu'elle doit avoir pour moi. Mais toi, ma chère amie, tu dois mettre un peu plus de chaleur; songe que madame est ta rivale, et que tu dois être furieuse et dire avec l'accent de la colère : « Quel épouvantable scandale ! »

MADAME MONTALAN.

Qu'est-ce que cela signifie!

MADAME BOURDEUIL.

Trêve à tous ces discours.

Page 1