SCÈNE V
MADAME DORSAI, MADAME MONTALAN, MADAME BOURDEUIL, BOURDEUIL, DORSAI.
BOURDEUIL, gaiement.
Ah 1 te voilà, mon cher Dorsai. Eh bien, mon ami, lu vas être content : enfin j'ai tout avoué, et je te conseille d'en faire autant.
DORSAI, (ffrayô.
Comment, que j'en fasse autant ?
BOURDBUIL.
Oui, mon ami, dis à ma femme que sans loi mon ménage n'aurait jamais été troublé, ni madame de Mon- ' talan compromise ; que ce sont tes conseils, tes mauvais exemples,- qui m'ont entraîné, que c'est à toi seul enfin qu'il -faut attribuer toutes mes fautes, (a part.) Ma foi, j'espère que je m'en acquitte aussi bien qu'eux.
DORSAI, très-vivement.
Je t'ai entraîné 1 Qu'est-ce que cela signifie ? chacun pour son compte ici.
MADAME DOBSAI.
Quelle horreur I quoi, monsieur, tout à l'heure vous calomniez madame, et maintenant, vous accusez mon mari. C'est une indignité !
BOURDEUIL, plaisantant toujours.
Votre mari, madame! si je vous racontais ses petites intrigues, je n'en finirais pas. Sa correspondance avec cette jeune veuve de la rue de la Paix.
DORSAI.
Comment, tu oses soutenir.,..