‹ ThéâtreChapitre 308 sur 335 · SCÈNE VIL · texte numérisé non relu

SCÈNE VIL

BELFORT, FRONTIN

- BELFORT

Ces choses-là ne sont faites que pour moi. Mon mariage était conclu, voilà ma femme qui se fait religieuse; je veux chanter, on sonne les matines. Et je les laisserais tranquillement enlever mon Euphémie ? Non, morbleu !

, FRONTIN

Vous ne pouvez décemment la laisser dans une sotte communauté dont ]a tourière nous refuse un asile, et se fâche de ce qu'on la prend pour une servante d'auberge.

BIÎLFORT.

J'ai fait dans ma vie mille extravagances pour des femmes que je n'ai jgimais aimées, et pourquoi donc n'en ferais-je pas pour celle que j'aime? Frontin, te sens-tu capable de me seconder ?

FRONTIN

C'est une injure que d'en douter, monsieur; vous m'avez vu dans l'occasion.

BELFORT

L'entreprise est périlleuse, mon ami.

Allons donc, fussent-elles vingt nonnes là-dedans, je me sens en état de leur tenir tête.

BELFORT

Diable 1 c'est qu'il n'y a pas de milieu; il faut l'enlever ou la perdre.

Page 1