SCÈNE VIL
DORIGNY, COMTOIS, SAINT-LAURENT, MADAME SAINT-LAURENT, MADAME SINCLAIR, ROSE, BARDOLIN, ANATOLE.
SAINT-LAURENT
Ah ! ma chère tante.
MADAME SAÏNT-LAURENT.
Ma bonne tante. *
MADAME SINCLAIR
Bonjour, bonjour, tout le monde.
BARDOLIN, approchant un fauluuil.
Voici votre fauteuil.
ANATOLE, apportant uu coussin.
Voilà votre coussin.
MAÔAME SAINT-LAURENT.
Fermez donc cette fenêtre, monsieur Saint-Laurent.
SAINT-LAURENT, allant fermer la fonôtre-
J'y pensais.
MADAME SINCLAIR
Laissez, il ne fait pas froid, et je ne veux pas m'asseoir. Je vous remercie de votre exactitude, monsieur Dorigny. Mes chers parents, je vous présente un de mes, anciens amis : il n'est pas notaire précisément, mais il dirige l'étude du notaire que j'ai choisi à cause de lui.
MADAME SAINT-LAURENT
Ah! ah!
SAINT-LAURENT
PiU'bleu, monsieur, je suis ravi de faire votre connaissance.
BARDOLIN.
Eh, vraiment, c'est M. Dorigny.
DORIONY.
Ah ! vous me reconnaissez.
MADAME SINCLAIR
Il déjeune avec nous : nous avons à causer. Faitesnous le plaisir de nous laisser seuls.
ANATOLE, à son père.
Ahl mon père, ma tante seule avec un notaire!
BARDOLIN à son fils.
Tais-toi donc.
SAINT-LAUKENT. à sa femme.
N^est-ce pas le moment du testament qui s'approche?
MADAME SAINT-LAURENT, bM à ton mari.
Paix! (Hajit à sa 611e.) Eh bien, mademoiselle, obéissez donc à votre tante.
Madame Sinclair.
Vous m'aviez promis de ne plus avoir ce ton sec et bref avec votre fille, madame Saint-Laurent. Monsieur Bardolin, j'aurai aussi à causer avec vous. Je compte sur vous pour mon piquet, Saint -Laurent, (a Anatole.) Mon petit-neveu, vous me garderez une loge pour votre tragédie de* société ; je me sens en train de rire. Laissenous, Louise, et viens nous avertir toi-même quand le déjeuner sera prêt. (tous soruni.)
COMTOIS, en sortant.
N'est-ce pas comme une reine qui donne ses ordres?