ACTE I, SCfeNE XIV
toi! Puisque ma tante ne pouvait pas nous accompagner, il fallait rester. Il avait Tair bien timide, bien embarrassé; mais il ne m^en a pas moins fait entendre qu'il avait pour moi beaucoup d'estime.
* ROSE
J'ai à peine eu le temps de lui conseiller de se présenter dès aujourd'hui chez madame, et il a fallu que je vous suivisse sans attendre sa réponse; car vous étiez déjà rentrée dans le jardin. Voilà tout, pourtant.
LOUISE
C'est bien assez. Tiens, ne parlons plus de ce jeune homme, 'n'y pensons plus.
ROSE
A la bonne heure. Voilà donc M. Vernissac arrivé. Que d'intrigues nous allons voirl
LOUISE
Dis -moi, Rose; crois-tu vraiment qu'il soit d'une bonne famille?
ROSE
Votre cousin Vernissac?
LOUISE
Ehl non, tu m'entends bien.
ROSE
Ah! le jeune homme dont il ne faut plus parler. Ma foi, mademoiselle, demandez-le à lui-même. Le voici.
LOUISE
Ah! Dieu! je m'enfuis, (eu© veut sortir, Ernest l'arrête.)